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Urologie Paris

Prise en charge médicale



Tumeurs de la vessie
Une tumeur de la vessie se signale au patient par du sang dans ses urines et, parfois, des troubles comme une envie fréquente d’uriner difficilement contenue.

Son apparition peut être favorisée par le tabagisme et l’exposition à certains produits utilisés dans l’industrie comme le caoutchouc, la peinture et les colorants.

On distingue deux types de tumeurs :

  • Le polype est une tumeur superficielle.
  • Le cancer est une tumeur dite « infiltrante », c’est-à-dire qu’elle atteint le muscle de la paroi vésicale.


Les urologues mesurent l’importance d’une tumeur selon son grade et son stade.

Plus la tumeur comporte de cellules anormales, plus le grade est élevé.

Le stade est déterminé par la profondeur de la tumeur dans la paroi de la vessie, son extension en dehors de celle-ci et la présence éventuelle de métastases atteignant des ganglions ou un autre organe distant.

Examens :

  • Examen cyto-bactériologique des urines (ECBU)
  • Echographie vésicale
  • Fibroscopie vésicale
  • Résection endoscopique par les voies naturelle

Traitements des tumeurs superficielles

Après l’ablation de la tumeur par les voies naturelles, si la tumeur est unique, on peut s’abstenir de tout traitement complémentaire.

Une surveillance régulière reste toutefois essentielle.

Mais, si le grade est élevé, s’il y a plusieurs tumeurs ou si le chorion (enveloppe extérieure du fœtus) est atteint, il faut entreprendre un traitement par instillation endo-vésicale.

Il agit sur sa paroi pour diminuer le risque de récidive, très fréquent.

Ces instillations se font lors de la consultation, généralement une fois par semaine pendant six semaines suivies d’un traitement tous les trois mois pendant en général deux ans. Ensuite, une surveillance annuelle est essentielle.

 

Traitements des tumeurs infiltrantes

La simple ablation de la tumeur « infiltrante » ou « profonde » par chirurgie endoscopique est insuffisante.

Le traitement doit être nettement plus lourd : c’est l’ablation de la vessie (cystectomie).

Après cette ablation, il faut créer un nouveau circuit pour les urines. Il existe deux techniques :

  • La dérivation des urines dans le côlon :
    Elles sont évacuées par le rectum avec les matières. Il faut vérifier avant que le sphincter de l'anus assurant la fermeture du rectum est suffisamment tonique pour retenir des urines.

  • Le remplacement de la vessie par un segment d'intestin :
    Une technique très utilisée qui permet au patient de continuer à uriner par les voies naturelles. Habituellement possible chez l'homme, elle est rarement réalisable chez la femme en raison de la faible longueur de son urètre.


Cette chirurgie peut être suivie d’une radiothérapie et/ou une chimiothérapie.

La surveillance est assurée par une échographie et/ou une urographie intra-veineuse (radiographie de l'appareil urinaire avec injection d'un produit iodé) faites tous les deux ans en alternance.

On surveille aussi régulièrement le bon fonctionnement des reins.