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Urologie Paris

Prise en charge médicale



L'incontinence urinaire

Il existe deux types d’incontinence :

  • L’incontinence liée à l’effort est due à une faiblesse du périnée et du sphincter urinaire.
    Lorsque ces muscles ne sont plus capables d’assurer leur fonction de contrôle, une augmentation de la pression abdominale occasionnée par un effort entraîne des fuites.
incontinence urinaire effort

  • L’incontinence liée à une hyperactivité vésicale
    On l’appelle également incontinence par impériosité ou “urgenturie”.
    La vessie se contracte trop tôt, provoquant des envies intempestives, très handicapantes au quotidien. Cette hyperactivité vésicale peut cacher une maladie : infection urinaire, polype ou calcul dans la vessie, inflammation vaginale ou encore maladie neurologique.
incontinence urinaire hyperactivité vésicale

 

Incontinence urinaire de la femme

En raison de leurs spécificités anatomiques, des grossesses et de la ménopause, les femmes sont plus exposées que les hommes à l’incontinence urinaire.


Celle-ci toucherait 10 à 20 % de la population féminine.

Plusieurs facteurs interviennent dans l’apparition de l’incontinence urinaire : la grossesse, des sports comme l’athlétisme, la gymnastique, l’équitation qui exercent une forte pression sur l’abdomen, et le tabac.

La femme est d’autant plus exposée que son périnée, le muscle qui entoure et soutient ses organes génitaux, est fragile.
Inconinence urinaire de l'homme

Le risque d’incontinence urinaire augmente avec l’âge chez l’homme.

Il concerne 3 à 5 % des hommes de 45 ans et en atteint 30 % à partir de 90 ans.

L’adénome de la prostate est la cause la plus fréquente d’incontinence.

Son traitement chirurgical peut aussi entraîner une incontinence urinaire d’effort.
 

Incontinences d'origine neurologique

L’incontinence urinaire peut aussi être le premier signe d’une maladie neurologique comme une lésion de la moelle épinière, une sclérose en plaques ou une maladie de Parkinson.


L’urologue prescrira des examens complémentaires ou adressera le patient à un neurologue.
 
Incontinence liée à une instabilité neurologique de la vessie

Le traitement comporte des antispasmodiques qui agissent sur le contrôle neurologique de la vessie et peuvent être associés à une prise en charge comportementale.

En cas d’échec du traitement, des techniques chirurgicales peuvent être proposées comme la mise en place d’un pacemaker de la vessie.

L’appareil envoie un courant électrique de faible intensité sur les nerfs allant vers la vessie dont il module le contrôle nerveux.
 

Prévention incontinence

Bien uriner, c’est préserver son périnée, cet ensemble de muscles soutenant tous les organes se situant au niveau du bassin, et sa vessie.

Cela s’apprend à tout âge. Voici les quatre règles d’or :

  • Ne pas se retenir quand on a envie
  • Se détendre complètement : c’est un acte nécessaire et non une corvée
  • Ne pas pousser : la vidange de la vessie doit se faire en douceur pour ne pas abîmer le périnée
  • Vider complètement sa vessie pour éviter la prolifération de germes risquant d’entraîner une infection urinaire